Né de la contraction des mots anglais shock (est-il nécessaire de traduire ?) et advertising (publicité), le terme semble parler de lui-même. Pourtant, il faut définir ce qui peut être considéré comme choquant.
Le terme est explicite ! Il s’agit d’associer ce qui est choquant à  des concepts publicitaires pour favoriser une mémorisation du message, de la marque ou de l’entreprise promue.
Le shockvertising utilise tout ce que la société rejette ou condamne pour rendre les messages publicitaires perceptibles : violence, sexe, drogue, mort, racisme, zoophilie… Provoquer l’audience parce que la technique est efficace dans le processus de mémorisation des messages. Ainsi, du sanguinaire au gore, du barbare au bestial, le but est de choquer pour capter l’attention du public qui va pouvoir retrouver son… sang-froid en passant à l’acte et en consommant, évidemment, le produit vanté par les campagnes de shockvertising.
Le risque est une banalisation et une interprétation de ces messages publicitaires comme des vérités pouvant déboucher sur des formes de violences dans la société. La banalisation du shockvertising peut engendrer des concepts encore plus choquants pour mettre en avant la marque et l’entreprise sur le marché. Mais d’autres possibilités s’offrent aussi aux créatifs à travers des concepts plus décalés, l’humour ou l’exploitation de la beauté du monde…
À chacun donc ses sources d’inspiration… Pour marquer les esprits, il y a donc, sans hésitation, d’autres moyens bien aussi efficaces, et bien moins violent…
A bon entendeur, salut !